Des nouvelles de Julien Boyer !

19/09/2019

Victime d’une fracture de la malléole face à Villefranche le 23 août dernier, Julien Boyer a débuté lundi dernier sa rééducation au club. L’occasion de prendre des nouvelles du latéral gauche arrivé l’été de Béziers et de nous expliquer le programme de ses prochaines semaines.



Titulaire à chaque sortie jusqu'à sa blessure en cours de match face à Villefranche (trois matchs en championnat et un en Coupe de la Ligue), Julien Boyer montrait un visage séduisant dans son couloir gauche.

Cette blessure, la première de sa jeune carrière, est certes venue mettre un coup d’arrêt mais elle va, sans aucun doute, lui permettre de « revenir encore plus fort ».

Entretien

Déjà, comment ça va Julien ?

Les deux semaines qui ont suivi l’opération ont été très douloureuses. Je n’arrivais pas à dormir et les moindres gestes me faisaient mal. Depuis qu’on m’a changé de plâtre, ça va beaucoup mieux. Désormais, je marche avec des béquilles.

Tu es revenu lundi au club afin de débuter ta rééducation. Content de retrouver le vestiaire ?

Lorsque je me suis blessé, j’ai reçu des SMS de tout le monde, le coach m’avait appelé. Ça m’a fait énormément plaisir de les revoir après trois semaines d’absence. Je pense qu’eux aussi, ça se sentait.

Que fais-tu depuis le début de la semaine ?

Je fais des exercices avec Rodolphe (Laloy, le kinésithérapeute du club) et Julien (Savigny, le préparateur physique). Nous avons essentiellement travaillé le haut du corps. Ça m’a fait un bien fou, pouvoir de nouveau transpirer, faire du sport.

Quel est ton programme pour les prochaines semaines ? As-tu d’ailleurs une idée de ton retour sur le terrain ?

C’est un programme chargé qui m’attend. Le 1er octobre, je retourne voir le chirurgien et passer une radio. Si tout est bon, je travaille une dizaine de jours au club puis je pars deux à trois semaines au Centre Européen de Rééducation du Sportif de Capbreton. Ensuite, je reviens à QRM pour ma réathlétisation et je retourne de nouveau à Capbreton. Concernant mon retour, je me suis fixé pour objectif d’être sur le terrain en janvier.  

Tu avais réalisé de bonnes prestations, ce coup d’arrêt n’est pas trop difficile à encaisser ?

Je n’ai pas le choix. Il faut l’accepter. Je jouais, j’étais titulaire, je bénéficiais de la confiance du coach. Mais je peux vous assurer que je vais revenir encore plus fort. En plus, j’ai désormais une plaque et cinq vis dans le péroné. Lors des duels, les adversaires vont sentir mon acier (rires…).

Actuellement, la chose que je vis plus difficilement est de ne pas pouvoir poser le pied au sol. C’est très frustrant, j’attends avec impatience de pouvoir remarcher. Heureusement que ma copine est avec moi, elle prend soin de son blessé. J’en abuse peut-être un peu parfois (rires…).  

Lorsque la blessure est survenue, as-tu immédiatement su qu’elle serait grave ?

J’étais concentré sur le joueur et le ballon, j’ai voulu pousser sur mon pied d’appui et là un grand « craquement ». Ça a résonné dans ma tête, je savais que c’était cassé.

As-tu déjà connu des blessures de cette gravité ?

Non c’est la première fois. Avant, ce n’était que des petites déchirures. Sur la civière, je pensais que c’était la fin de ma saison et que j’allais souffrir assez longuement. Mais le chirurgien m’a rassuré, ça m’a fait du bien. Et puis, le fait que ma copine soit présente, que mes parents (qui habitent Perpignan) viennent le lendemain, je me sentais bien entouré.

Aujourd’hui, tu fais figure d’exception. Tu es le seul à être à l’infirmerie…

Tant mieux ! J’espère qu’il n’y aura personne d’autre durant ma convalescence. Je vais vite revenir afin qu’elle soit complètement déserte.

Des chances de t’apercevoir demain dans les tribunes ?

 Depuis ma blessure, je regarde tous les matches sur FFF TV. J’espère pouvoir être là vendredi mais tout dépendra de mon état de fatigue. J’ai tendance à vite l’être le soir. Si je suis présent, je serai leur premier supporter.

A distance, que penses-tu alors de ce début de saison ?

Nous avons réalisé deux belles prestations à l’extérieur que ce soit à Laval ou à Concarneau, nous devons les concrétiser ce week-end. Après, nous n’avons pas eu de chance. Richard (Samnick) qui a dû s’absenter lors d’un match, Raphaël (Diarra) qui se fait découper à Pau… Normalement, ces choses se passent sur l’ensemble d’une saison. Nous, nous l’avons connu en cinq matches. C’est très frustrant.

Merci Ju’ et bon courage pour ta rééducation. On t’attend avec impatience sur les terrains !

autres news