Appelez-le "Landers" !

17/09/2019

Après des expériences en National 3 puis en National 2, Landry Nomel poursuit son ascension en découvrant cette saison le National avec QRM. Tout juste âgé de 22 ans, l’attaquant ne voit que par le football. Sa joie de vivre, son insouciance, son envie de bien-faire, sa gentillesse ont sauté aux yeux dès son arrivée au sein du vestiaire Rouge et Jaune. Entretien décalé avec un joueur aux réponses... décalées.


Crédit photo : APL / Philippe Le Brech / FFF



"Je suis quelqu’un qui ne peut pas faire deux choses à la fois. A l’école, je ne pensais qu’à jouer au football." Avant d’avoir le ballon rond dans les veines, Landry était studieux, très appliqué. En sixième à l’âge de neuf ans et demi, le natif de Youpougon (Côte d’Ivoire) a peu à peu délaissé les livres pour les cages de football. Ce qui ne l’a pas empêché d’obtenir un bac pro commerce.

Landry débute le football assez tardivement. Il prend sa première licence à 10 ans à Fumel (Lot-et-Garonne). Il y joue pendant cinq années avant d’être repéré, lors d’un tournoi d’été : « Je me suis rendu à Angers afin d’effectuer des tests qui se sont avérés concluants. J’ai débuté avec les U16 mais j’ai très vite rejoint le groupe des U17 Nationaux. »

Ces trois saisons en Anjou lui permettent de perfectionner sa technique et de côtoyer des futurs grands noms de la Ligue 1 Conforama. « Lors de ma première année en U19 Nationaux, j’ai joué quelques fois avec l'équipe réserve où évoluait Nicolas Pépé. Il était déjà loin d’être timide. Qu’importe le score, il tentait tout ce qui lui passait par la tête. »

Puis Landry quitte le centre de formation d’Angers pour Marmande, près de Fumel, en National 3. Le franco-ivoirien emprunte un autre chemin pour parvenir à son but : devenir joueur de football professionnel.

Arrivé en cours de saison, il inscrit 7 buts. « On m’a conseillé de partir mais j’ai préféré rester. L’année suivante, j’en ai inscrit 3 de plus. » De nouveaux clubs professionnels s’intéressent à lui mais les propositions faites ne sont pas à la hauteur de ses ambitions. Landry, déterminé, poursuit son bonhomme de chemin dans un autre club de National 3 mais avec des ambitions affichées, Angoulême. Si la montée n’est pas au bout (3e), il attire de nouveau les regards avec ses 8 buts au compteur.

Mais c’est à Blois en N2 que « Landers », surnom gardé depuis le SCO d’Angers, pose ses valises. Un changement de club et de division mais un rendement inchangé. Arrivé en octobre, puis blessé, L’ailier réalise six mois pleins avant de signer en Normandie, à QRM.

Epanoui, Landry s’est très vite fait une place dans le groupe et ses performances sur le terrain s’en ressentent. Très à l’écoute des conseils du coach, le numéro 11 essaie de les appliquer à chaque match. Il a pris part à l’ensemble des rencontres depuis le début de saison (dont trois comme titulaire).

S’il estime que QRM n’est pas à sa place au classement, chose à laquelle nous n’allons pas le contredire, Landry promet d’être plus décisif avec notamment « un but dans un futur très proche ». Message reçu « Landers » ! 


Entretien décalé

Un sportif qui t’a marqué ? Je ne vais pas te dire un golfeur. Pour moi, c'est Ronaldo. Lequel ? Celui qui a obtenu cinq « Ballon d’Or ». Bon allez, les deux Ronaldo.  

Un modèle de joueur à ton poste ? En ce moment c’est Wilfried Zaha qui évolue à Crystal Palace.

Tes qualités de footballeur ? La vitesse et la puissance.

Ce que tu détestes par-dessus tout ? Les gens qui parlent pour ne rien dire. Et ceux qui sont malpolis.

Ton plus beau but ? Il y en a eu beaucoup (rires). Je dirais à Angers lors d’une finale départementale ou régionale je ne m’en souviens plus. Sur un corner adverse, je récupère le ballon et j’entends « vas-y ». Du coup, je parcours tout le terrain, je dribble le gardien et je marque. Ça devait être en U16.  

Le joueur le plus fort avec lequel tu as joué ? Il y a pas mal de joueurs qui m’ont marqué mais je dirais Nicolas Pépé.

Ton meilleur souvenir ? Lors de mon entrée au centre de formation d’Angers. Avant, j’étais en sport-étude à Fumel et je ne jouais pas forcément à cause de mes notes. Ça a fait taire quelques-uns…

Le coach qui t a marqué ? J’aimerai en citer plusieurs. Mon entraîneur à Fumel, Christophe Cabedo puis le coach des U16 d’Angers qui m’a permis d’intégrer très vite le groupe des U17 Nationaux. Bien sûr, Laurent Viaud. C’est peut-être le coach qui m’a le mieux compris.

Ton stade préféré ? En tant que supporter du Real, Santiago-Bernabéu.

Tes qualités ? Je suis quelqu’un de respectueux et de gentil.

Tes défauts ? Fainéant et j’aime bien avoir raison. Killian Sanson et toi, vous me dîtes que je suis aussi sur une autre planète. Mais apparemment, c’est un compliment (rires…)

Une ville, un pays ? Miami

Un groupe, un chanteur ?  Hommage à DJ Arafat.

Un film culte, une série ?  Laisse moi deux secondes, j’ouvre mon Netflix. Un film que je peux conseiller : Think like a man.

La première chose que tu fais quand tu te réveilles ?  Je prie.

Une couleur ? Le Noir. Avant c’était le jaune mais désormais c’est le noir. Pourquoi ? Parce que je suis noir déjà et puis, le noir ça me va bien. Tu ne remarques pas que je ne porte que du noir ?

Un surnom ?  « Landers » demande à Maxime Sivis… Tout le monde savait à Angers !

Si tu n’avais pas été footballeur ? Sans manquer de respect, je n’aurai rien fait… Ou alors dans la mode, être mannequin ou créer ma propre marque.

Tes occupations préférées ? Netflix

Un chiffre ? Le « 7 ». J’ai tendance à apprécier tous les joueurs qui portent ce numéro.

Un endroit pour sortir à Rouen ? Je ne connais pas encore très bien Rouen mais sur les quais.

Un animal ? Je n’aime pas trop les animaux. Je dirais un lionceau ! Pas un lion hein, un lionceau ! Il faut différencier. Un lionceau c’est mignon !

Le joueur le plus connu de ton répertoire téléphonique ? Évidemment Nicolas Pépé ! Je lui parle de temps en temps. Enfin…quand il voit mes messages ! 

Des manies ? Non à part mon strap au poignet et mes chaussettes coupées. Mais bon, même sans ces deux choses, je joue quand même.  

Ta dernière folie ? Je ne suis pas quelqu’un de dépensier. Je ne fais pas de folie avec mon argent, je n’ai jamais dépensé plus de 500€ sur un article. Je vais dire un vélo électrique pour aller à l’entraînement.

Et le permis c’est pour quand ? Bah euh…. Je vais y aller le mois prochain.

 

Merci Landry !


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